J-86 —
Coulisses du challenge
120’000 CHF en 90 jours : pourquoi j’ai fixé mon objectif à 40k par mois
Je me donne 90 jours pour signer 120’000 CHF de nouveau business.
Dit comme ça, ça peut ressembler à un défi ambitieux. En réalité, c’est surtout un exercice de pilotage. Parce qu’une entreprise ne se dirige pas à l’intuition. Elle se pilote avec des chiffres.
Quand je regarde mon objectif sur 3 mois, le calcul est simple : 120’000 CHF divisés par 3, cela fait 40’000 CHF par mois. Et ce chiffre n’a rien d’arbitraire. Il part de ma réalité économique.
Je sais qu’il me faut en moyenne 27’000 CHF pour payer tous les frais. C’est le seuil minimum pour faire tourner l’entreprise. Mais une entreprise ne doit pas seulement survivre. Elle doit être rentable.
Si je vise une marge de 40 %, cela représente environ 10.5k de bénéfice. En ajoutant cette logique à mes frais, j’arrive à environ 37.5k CHF par mois pour être confortable. Autant dire 40k : c’est plus simple à retenir, plus facile à viser, et honnêtement, plus joli.
Ce que je veux montrer avec ce challenge, ce n’est pas seulement une course au chiffre. C’est la discipline qu’il faut pour définir son minimum, son objectif et sa zone de confort. Sans ça, on navigue à vue.
Et quand on navigue à vue, on finit souvent par confondre activité et performance. On peut être occupé, très occupé même, sans savoir si l’entreprise est réellement saine.
Pour moi, il y a trois niveaux à connaître en permanence :
le minimum vital, pour couvrir les charges ;
le niveau rentable, pour générer un vrai bénéfice ;
le niveau confortable, pour respirer et investir.
Ces repères changent tout. Ils permettent de prendre de meilleures décisions, de choisir les bons projets, et de savoir rapidement si l’on avance ou non.
Mon challenge 120k est exactement ça : la traduction concrète d’un objectif mensuel clair. 40’000 CHF par mois, pendant 3 mois, avec une logique simple derrière le chiffre.
Aujourd’hui, je suis à 1’200 CHF signés sur 120’000 CHF. Le chemin est encore long. Mais au moins, la cible est nette. Et tant que la cible est nette, je peux piloter.
Je préfère avancer avec des chiffres imparfaits mais utiles, plutôt que de me raconter des histoires floues. En entreprise, le flou coûte cher. Les chiffres, eux, obligent à décider.
Et c’est bien ça, le fond de ce challenge : prouver qu’on peut construire une dynamique commerciale en partant d’un cadre simple, chiffré, assumé.
CA signé au J-86
1’670 CHF sur 120’000 CHF
1,4 %86 jours restants